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200 kilomètres à travers la Thaïlande

15 Avril 2559, Rama IX a survécu au coup d'état qui a fait trembler son pays deux ans plus tôt. Le couvre-feu a été levé, mais l'armée fait toujours régner la loi martiale sur le royaume. Le crime de Lèse Majesté est un des principaux motifs d'emprisonnement.

Ceci n'est pas le début d'un roman de science fiction, mais le début de notre aventure. Nous sommes l'année 2559 du calendrier Boudhiste (Dont l'an 0 marque le décès de Bouddha), bienvenue en Thaïlande !

Description de Séjour : 

Ce récit vous fera partager 3 semaines d'aventures au pays du sourire, sous une température caniculaire de 40°, à pieds, à vélo ou en Kayak. Vous découvrirez la vie rurale de la Thaïlande au sommet des montagnes, les rizières et les temples milénaires, et vous nous accompagnerez sur la rivière Kwaï.

Cette fois-ci, Stéphanie se joint à moi pour l'aventure. Nous sommes un groupes de 9 personnes : 2 Canadiens, 3 Australiens, 1 Britannique, notre guide Thaïlandais, et nous, les Français de la bande. Le voyage s'appelle "Marche, Vélo et Kayak" et il précédera une semaine de repos sur l'île de Koh Samet.

Au programme : 3 jours de randonnée en montagne, 2 jours de vélo, 2 jours de Kayak sur la rivière Kwaï. Plusieurs visites de villes historiques et de temples. Nous dormirons chez l'habitant ou dans des hôtels. 

Visite de Tonburi, le Bangkok historique

Petite mise en jambe avant de commencer le voyage : Nous visitons le Bangkok historique à vélo. C'est notre premier contact avec la ville, la chaleur est harassante, et nous nous élançons dans de petites ruelles étroites. Notre premier contact avec Bangkok est saisissant : Il est 10h du matin, les rues sont pleines de barbecues locaux et sont remplies d'odeur de grillades. Ceci ne nous quittera plus de tout le voyage. Nous vous en dirons plus sur la nourriture un petit peu plus tard !

Nous croisons de nombreux temples et des ruelles complètement inaccessibles aux voitures. Notre guide nous fait faire des pauses et nous ravitaille en eau : Ce seront ces étapes qui ponctueront tout notre voyage. Par 40°, on boit beaucoup. smiley (Ma moyenne était de 4.5L par jour !)

Nous retrouvons les aspects traditionnels du Bouddhisme : Des petits temples partout, des offrandes en tous genres (barres chocolatées, encens, bouteilles, fleurs). 

 

Se nourrir en Thaïlande - Estomacs sensibles, s'abstenir

La photo à droite est faussement accrocheuse : Nous n'avons pas mangé d'insectes, et nous n'avons pas vu de thaïlandais en consommer non plus. smiley

On ne va pas se cacher : Un de nos principaux critères de choix pour une destination réside dans les spécialités culinaires. La cuisine Thaï est très réputée et développée dans les pays occidentaux, mais est-ce mérité ? La réponse est OUI. Oui, mais.

Il y a trois critères pour pleinement apprécier la nourriture Thaï:

  • Aimer la nourriture épicée
  • Aimer le riz
  • Prendre plaisir à voir sa bouche et ses lèvres brûler. (Bande de déviants !)

Si vous n'êtes pas à l'aise avec une de ces règles : Mauvaise nouvelle, la nourriture Thaï est à base de riz et d'épices matin, midi et soir.

Larves au marché (0.2€ les 100g !)

Larves au marché (0.2€ les 100g !)

La nourriture quotidienne des thaïlandais est essentiellement composée de curry et de riz. La diversité repose principalement dans le curry qui peut prendre toutes sortes de formes (fruits de mer, toffu, poulet, boeuf, porc...) la constante étant les épices. Il n'y a pas de différence entre les repas du matin, du midi et du soir (et il est probablement impropre de parler de ces trois repas, les gens mangent quand ils ont faim, indépendamment de l'horaire - Il y a des barbecues de rue non stop de 9h à 23h)

Les restaurants, quant à eux, proposent plus de variété de plats traditionnels : Salades Thaï (très épicées, à base de noeuf ou de fruits de mer), pad thaï (nouilles de riz aux légumes), légumes frits et soupes... Beaucoup de recettes à base de lait de coco et de citronnelle. La cuisine Thaï est très parfumée mais manque de diversification pour sortir des accompagnements à base de riz et de ses dérivés.

Inutile de dire qu'il faut un estomac bien accroché pour s'acclimater à la nourriture ici : La quantité d'épices et l'hygiène alimentaire n'ont rien de comparables à ce que nous avons l'habitude de trouver dans nos pays occidentaux.

La visite de marchés où la viande est conservée à température ambiante (35-40°) et les odeurs de vieille marée où les mouches s'épanouissent pleinement sauront vous en convaincre. Bien sûr, la nourriture que vous trouverez dans les hôtels et les restaurants haut de gamme rentrent probablement plus dans nos standards de conservation et de respect de la chaine du froid. L'alternative est de laisser votre estomac et vos intestins s'habituer à ces nouvelles règles sanitaires : Après quelques désagréments prévisibles, vos défenses immunitaires et votre estomac seront prêts à endurer n'importe quoi. laugh 

Photos prises au marché de Chiang Mai

Photos prises au marché de Chiang Mai

Conservation aux glaçons

Conservation aux glaçons

Cascade de Mork-Fa

Cascade de Mork-Fa

Les cascades

Par cette chaleur harassante, tous les moyens sont bons pour se rafraichir. Les cascades et les lacs sont à la fois des moyens de sociabiliser et de survivre à la canicule. Nous en verrons quelques unes pendant notre voyage.

La cascade de Mork-Fa a été notre dernier soulagement avant les rudes journées à venir : C'est le dernier arrêt avant le début de la terrible randonnée qui nous mènera dans les montagnes du nord de la Thaïlande, parmi les villages catholiques et bouddhistes.

Randonnées dans les montagnes du nord

C'est là où la vraie aventure commence. L'enjeu est de marcher 3 jours dans les montagnes, loin du confort moderne (eau, électricité) et de dormir dans les villages. Ils sont principalement catholiques, bouddhistes ou agnostiques et hébergent entre 10 et 400 âmes. Nous dormirons principalement dans de petits villages.

Ces villages reculés ne vivent pas totalement en autarcie : Bien que vivant presque exclusivement de leurs rizières et de leur bétail (quelques vaches et de la basse-cour), les villageois vendent parfois une partie de leur production de viande en ville contre un peu d'argent qui leur permet d'acheter des mobilettes, outils et quelques denrées. Les villages que nous avons fréquentés allouaient une pièce de leurs habitations à l'hébergement de touristes et vivaient aussi d'objets d'artisanat vendus à ces derniers.

Les conditions de vie y sont sommaires, mais il ne faut pas les regarder à travers notre regard occidental : C'est un mode de vie différent. Il semble cependant voué à disparaître, les jeunes sont de plus en plus attirés par les villes et la politique d'urbanisation thaïlandaise promeut l'accès aux villes tout en essayant de développer les villages. (La dernière contribution étant l'installation de "toilettes" à la turc avec un système d'évacuation dans une fosse.)

Malheureusement, outre la chaleur, la campagne Thaïlandaise en Avril est extrêment polluée par la fumée issue de la combustion des forêts. Les forêts sont brûlées pour faire place nette pour les plantations de palmiers ou pour nettoyer les champs, mais aussi pour le braconnage comme moyen de circonscrire les animaux dans une petite zone pour mieux les débusquer.

Chaque matin, nous constations de nouveaux feux de forêts (que les habitants des villages tentaient de circonscrire). Tout ceci chargeait l'atmosphère en fumée, et pouvait parfois être inconfortable, en plus de la chaleur, pour les efforts physiques nécessaires pour une randonnée en montagne.

La saison des pluie (en Mai) nettoie l'atmosphère et permet à la population de respirer à nouveau. Le gouvernement Thaï semble prendre les choses en main pour éliminer ces pratiques, mais il reste beaucoup de chemin à parcourir avant d'y parvenir.

Les villages

Les villages dans lesquels nous dormons offrent des conditions sommaires, mais nous sommes trop fatigués pour ne pas apprécier une bonne nuit de sommeil après nos journées de marche en montagne. Les nuits sont chaudes (Environ 30° la nuit et 25° au petit matin) mais nous dormons très bien grâce aux moustiquaires.

Pour être plus précis, nous dormons très bien de 20h30 jusque 2h du matin. Ensuite, survient le fléau thaïlandais, la punition ultime, commune à toutes les zones rurales. Dans ce pays, les coqs sont fous. Fous à lier. De 2h jusqu'au matin, les coqs crient en coeur n'importe quand, parfois des heures durant. Des envies de meurtres surviennent dans notre groupe de voyageurs. A ça, s'ajoutent les chiens qui jouent ou qui aboient. Puis, à 5h, lorsque le jour se lève, les oiseaux prennent le relai et nous offrent de véritables cacophonies.

Tout ceci a l'air horrible, mais nous avons dormi comme des loirs. Rien de tel qu'une bonne fatigue pour surmonter la chaleur, le bruit et la lumière et s'offrir une nuit de 10h. 

Nous participons à la préparation des repas du soir, nous nous lavons dans les rivières (et le sentiment de propreté qu'apporte une douche après avoir sué 5 litres d'eau est indescriptible angel).

Pas d'alternative à la nourriture locale (ce n'était de toute façon pas le but recherché !), les âmes sensibles réfractaires au piment devront s'en tenir au riz blanc et à l'ananas. Pour les autres, nous cuisinons des currys au piment, des rouleaux de printemps frits. A chaque petit déjeuner, un petit goût de chez nous nous est offert : Du pain de mie et de la confiture, c'est tout ce qui nous rappelle la maison !

Tous les villages sont construits sur le même mode : Des cabanes en bois sur pilotis (contre les insectes) et des nattes en bambou pour construire le sol. Le premier contact avec ces sols n'est pas aisé, nous avons l'impression que nous allons passer à travers. Apparemment, ils sont là depuis 10 ans sans accident. :-)

Les villages sont entourés de rizières, il s'agit de la principale source d'alimentation des habitants qui conservent le fruit de leurs récoltes pour leur consommation personnelle.

Nous croiserons 7 villages : Pour dormir ou pour nous ravitailler en eau (étant donné notre consommation, il était irréaliste de porter toutes nos réserves pour les 3 jours de marche). Nous ferons étape à Pingnoi et Pong-ngaen.

Le petit coin vu de l'extérieur

Le petit coin vu de l'extérieur

Les toilettes / La douche

Les toilettes / La douche

Notre groupe

Notre groupe

La cuisine se fait dans une pièce dédiée, au charbon

La cuisine se fait dans une pièce dédiée, au charbon

L'église Catholique : Le seul bâtiment en dur

L'église Catholique : Le seul bâtiment en dur

Les randonnées sont dures physiquement : La fumée et la chaleur n'aident pas, mais les paysages valent vraiment le coup. Les chemins sont évidemment très escarpés, et parfois impraticables. Il faut être prudent, car certaines parties de la forêt comportent encore des braises du feu de la nuit. Les journées de marche sont très longues, et certains membres du groupe fatiguent vraiment. Heureusement, nous rencontrons de temps en temps de petits villages où nous pouvons nous rapprovisionner en eau et manger un peu.

Marcher dans la jungle éveille les sens : Il subsiste un brouhaha permanent. Les oiseaux, les grillons et autres animaux ne se reposent jamais.

A la fin du deuxième jour, un moment de grâce : Une demi-heure avant d'atteindre le dernier village, nous longeons une rivière sur un chemin escarpé et étroit. Notre guide se fige et nous demande de nous arrêter. Au loin un éléphant en liberté nous barre la route (Il n'avait pas l'air vindicatif, mais notre guide ne voulait pas prendre le risque de faire passer un groupe de 10 personnes près de lui)

La pauvre bête se fait mitrailler de photo, puis nous faisons un détour pour ne pas le déranger.

Bilan de ces quelques jours de marche : Nous sommes bien contents de retrouver un hôtel avec une vraie douche et de vraies toilettes. Nous sommes de vrais aventuriers amateurs. smiley

Ces trois jours ont été magnifiques, pas seulement pour les paysages, mais aussi pour avoir partagé le mode de vie de ces villageois isolés dans leurs montagnes. J'ai personnellement apprécié l'absence de connexion internet et d'électricité. Une petite retraite forcée du monde est toujours agréable ! L'immersion dans la culture gastronomique des vrais thaïlandais était super sympa.

Nous ne sommes pas mécontents d'en finir avec la marche. La fumée et la chaleur rendent l'exercice rapidement pénible, et nous avons hâte de passer aux autres étapes du voyage. Pour la suite, nous allons passer deux jours à l'est de Chiang Mai sur des vélos. Au programme : 120 kilomètres le long des rizières et temples thaïlandais. 

Une plante étrangleuse qui se nourrit de l'arbre

Une plante étrangleuse qui se nourrit de l'arbre

Cimetière dans la forêt

Cimetière dans la forêt

Traversé de la rivière en radeau

Traversé de la rivière en radeau

Nos guides

Nos guides

La Thaïlande à vélo - 120km à vélo, ça fait environ 25 litres de sueur.

L'inconvéniant du vélo, c'est que ça ne se prête pas à la photo. Par contre, quels paysages !

Nous avons longé moultes rizières et temples (la routine !), et avons manqué de mourrir de chaud à de multiples reprises. surprise Les routes escarpées ont réellement mis la résistance du groupe à l'épreuve, mais cela valait vraiment le coup.

Ci-dessous, quelques photos d'une de nos récompenses : Un énorme Bouddha surplombant le paysage du haut de sa montagne. Montagnes que nous avons du gravir grâce à nos vélos. Même si la moitié du groupe n'a pas atteint le sommet à l'aide de ses pédales, le spectacle était impressionnant.

Du riz

Du riz

La drogue du thaïlandais

La drogue du thaïlandais

Temple de Wat Ban Den

Ce temple construit en l'honneur des douze animaux du zodiaque est absolument somptueux. Je n'ai pas réussi à trouver sa date de construction. (Je soupçonne une date de construction récente, même si le style est clairement rétro) Il contient de nombreuses salles et est habité par des moines dont on nous demande de respecter la quiétude.

Aucun détail ne vous sera épargné !

Aucun détail ne vous sera épargné !

Le passé colonial de la Thaïlande

Une de nos étapes nous amène dans le musée commémorant le passé Thaï durant la seconde guerre mondiale.

Les pays de l'Asie du sud est ont beaucoup de précédents d'invasions par des puissances étrangères. La France a également participé à la destabilisation de la région avec l'Indochine française (Laos, Vietnam, Cambodge) au même titre que les britanniques qui se sont accaparés la Thaïlande. La seconde guerre mondiale a eu un effet devastateur dans cette région où le Japon a profité de la destabilisation des pays occidentaux générés par l'Allemagne nazie pour faire main basse sur de nombreux pays asiatiques. L'empire japonais prend alors le contrôle de la Thaïlande, du Cambodge, du Laos, de l'Indonésie et renforce sa mainmise sur la Corée.

Le Japon impérial s'est montré impitoyable avec les Thaï durant la seconde guerre mondiale en asservissant le peuple pour fournir ressources, armement et logistique pour soutenir l'effort de guerre. L'objectif était de permettre aux troupes japonaises de poursuivre l'invasion à l'ouest et de permettre l'acheminement des troupes impériales dans cette direction.

La voie de chemin de fer "Ligne Siam-Birmanie" (aussi appelée voie ferrée de la mort) a marqué un tournant dans l'horreur et la persécution. Cette voie de chemin de fer de 400 kilomètres de Bangkok à Rangoun a soumis de nombreux hommes et invalides Thaï à des rythmes de travail effrénés (18 heures par jour) pour garantir la livraison de la voie ferrée sous 18 mois.

Le musée commémore également de nombreuses pertes australiennes, néo-zélandaises et britanniques de soldats capturés en Thaïlande. (rappel : Le pays était sous commandement de la couronne Britanique avant d'être envahi par le Japon). Evidemment, l'endroit est particulièrement émouvant pour nos amis australiens participant à l'aventure, il s'agit d'une période commémorée chaque année chez eux aussi.

En 1945, la Thaïlande retrouve son indépendance et sa souveraineté et rentre dans l'organisation des Nations Unies. La suite de l'histoire du pays n'en est pas moins troublée par des mouvements armés communistes et des destabilisations militaires internes, mais ça, c'est une autre histoire !

Pagayer sur la rivière Kwaï - La marche du colonel Bogey

Pour conclure cette première étape de notre voyage en Thaïlande, nous avons passé 2 jours sur des kayaks sur la rivière Kwaï. Etonnamment, c'était l'étape la plus facile, et Stéphanie et moi étions plutôt bons dans le maniement de la pagaie !

En revanche, nous avons dû faire fasse à la fourberie des pirates australiens qui ont retourné notre embarcation à plusieurs reprises. Les représailles furent naturellement terribles et démesurées et les intérêts français n'ont plus été inquiétés après cette revanche.

Nous avons dormi dans des huttes en bambou près de la rivière Kwaï. Les animaux du camp semblaient aussi dévastés que nous par la fatigue et la chaleur. blush

L'ïle de Koh Samet - Après l'effort..

Après ces 12 jours d'aventures, nous avons ressenti un besoin urgent d'arrêter de nous dépenser, et de passer d'avantage de temps à ne rien faire, au bord de la plage, avec un livre et de la musique. 

Notre groupe de baroudeurs se disperse, une page de ce voyage se tourne. Nous garderons de magnifiques souvenirs de chacun d'eux !

Pour la dernière partie du voyage, nous n'avons pas grand chose à raconter. Les journées à écumer les plages et les restaurants font de moins jolis récits que les journées de marche dans les montagnes.

L'île de Koh Samet se trouve à quelques 300km de Bangkok et est un parc naturel protégé. Cela devrait garantir une attention particulière des touristes et de la population à la conservation du littoral et de l'île en général, mais il n'en est malheureusement rien. Il existe un contraste saisissant entre les plages (globalement propres à quelques exceptions près) et les chemins sur l'île, jonchés de déchets en plastique.

Fort heureusement, nous n'avions aucune intention de quitter les plages de l'îles, et les 4 kilomètres de littoral pouvaient être parcourus les pieds dans le sable, ou en suivant de petits chemins déserts (nous n'avons jamais croisé personne dessus !) le long de la côte. C'était même notre aventure de chaque soir : La chasse d'un restaurant repéré plus tôt sur une plage de l'île, et le retour de nuit à la lueur des téléphones portables en esquivant araignées, racines et pierres glissantes. Quelques segments plus périlleux nous obligeaient à escalader des rochers dans le noir complet, ce qui n'était pas grand chose après toutes nos aventures.

Cette dernière partie du voyage contraste évidemment avec sont début : L'inactivité totale est assez agréable, tant qu'elle ne dure pas trop longtemps !

Voici quelques photos de l'île pour conclure ce billet. heart